Rénovation Energétiques: Primes en baisses pour pour Juillet 2021 !


Rénovation: Les primes CEE en baisse.

Alors que le système des certificats d’économie d’énergie constitue la première source de financement de la rénovation énergétique, ces subventions sont en passe de fondre et les offres « coups de pouce » de disparaître.

« La rénovation énergétique des maisons ou bâtiments est l’une des grandes priorités du gouvernement. « Car mieux isoler, c’est à réduire ses factures énergétique » et aussi faire un geste bon pour l’environnement. » Voilà ce qu’affirmait Emmanuelle Wargon, la ministre du Logement, début 2020.

Moins d’un an plus tard, le virage législatif est tout autre !

La généralisation de MaPrimeRénov‘ s’est faite au prix de plafonds de revenus qui limitent fortement le montant des aides pour les ménages de la classe moyenne et aisée. Quant aux primes énergie CEE, elles vont subir un coup de rabot drastique.

Un système qui fonctionne depuis qq. années.

L’État impose à l’ensemble des fournisseurs d’électricité, de gaz et de carburant de contribuer à un objectif global d’économies d’énergie, sous peine d’importantes pénalités financières.

Pour répondre à ces obligations, ces acteurs peuvent produire les fameux certificats d’économie d’énergie, dits CEE, ou acquérir ces derniers en échange du financement des travaux de rénovation énergétique des consommateurs. Ce sont les fameuses « primes énergie », des subventions privées attribuées sans condition de revenus et qui peuvent prendre la forme de bons d’achat ou de chèques en euros.

Or, ce système est régi par des quotas déterminés tous les quatre ans. Et pour la cinquième période des CEE, qui s’étendra de 2022 à 2025.

Engouement des Français.

Ces dernières années, le marché s’est emballé, notamment sous l’effet des CEE boostés pour les foyers précaires et des « coups de pouce » pour certains travaux comme l’isolation des combles à 1€, l’isolation des murs ou la fameuse pompe à chaleur à 1€ ou faible reste a charge.

Résultat, « depuis un an, on produit à 170 % de l’objectif des quotas »

Ainsi, une hausse de volume d’à peine 10 % est largement insuffisante pour absorber cette surproduction. Le stock actuel est tel que des opérateurs comme EDF ou Total ont déjà rempli leurs quotas pour 2021 et 2022.

À l’annonce de la faible augmentation pour la nouvelle période, le cours du certificat a donc chuté en passant de 9 à 7 euros entre janvier et février, puisque les fournisseurs ne sont plus pressés d’acheter des CEE supplémentaires. C’est l’effet classique d’une offre supérieure à la demande. 

Quelle conséquence pour les primes  » coups de pouce »?

Pour les particuliers, c’est douche froide. Le montant des primes énergie dépend en effet de la tension du marché : avec un cours en chute, le prix fixé par les acteurs va forcément diminuer. 

En outre, plutôt que d’augmenter les quotas, le gouvernement entend réduire le nombre de certificats. Alors que le montant des primes est doublé pour les foyers précaires, les plafonds de revenus requis vont être resserrés. De même, l’État veut mettre fin à l’effet d’aubaine des offres « coups de pouce », qui ont entraîné une forte hausse des chantiers.

Le gouvernement a annoncé la suppression des offres dès juillet 2021 de cet été. Des négociations sont en cours avec les acteurs de la rénovation pour essayer de retarder l’échéance à fin septembre. Mais une chose est sûre : les primes vont baisser !

Les acteurs de la rénovation.

Ces coups de rabot – encore à l’état de projet – ont provoqué une large incompréhension, d’autant que les récents encadrements (interdiction du démarchage téléphonique, visite technique préalable, délai de rétractation et contrôle aléatoire des chantiers) ont reduit, le nombre de chantiers.

Le syndicat Symbiote, qui réunit près de 200 entreprises de la rénovation énergétique, tire la sonnette d’alarme.

« Les factures des particuliers vont passer du simple au double, ce qui va les décourager de faire réaliser des travaux ».

Un simple exemple comme l’isolation des combles perdus, un des premier chantier à réaliser en termes de rénovation énergétique,  si vous avez un reste à charge de 500 euros sur ce type de travaux, vous divisez par 10, le nombre de clients potentiels.

Tout cela sans prendre compte de l’isolation extérieure ou d’un changement de chaudière où les montants de la facture de reste à charge risque d’être salée.

Bénéficier des offres avant Juillet.